Logistique pharmaceutique sous chaîne du froid : des enjeux de plus en plus forts

Le nombre de transitaires, transporteurs aériens et 3PL (Third-Party Logistics providers) qui ont un service dédié à la chaîne du froid, et notamment pour les produits pharmaceutiques expédiés à température contrôlée, est en train d’exploser. Les raisons de ces investissements ? Un marché porteur en constante évolution et une industrie de la chaîne du froid qui se dynamise et innove.

La chaine du froid pharmaceutique

La chaîne du froid pharmaceutique : pourquoi un tel engouement ? 

La chaîne du froid représente actuellement 19%  de l'ensemble de la logistique pharmaceutique. Un chiffre qui s’explique notamment par les dépenses de médicaments réfrigérés (+2/+8 ° C) qui augmentent d'environ 7% annuellement.

 

Les biotechnologies : des médicaments réfrigérés à forte valeur ajoutée

Les industriels pharmaceutiques axent de plus en plus leurs investissements sur les biotechnologies. Apparu dans les années 1980, le marché mondial des biotechnologies s'est énormément développé. La logistique pour maintenir la qualité des produits thermosensibles expédiés des fabricants vers les hôpitaux, cliniques, pharmacies et patients partout dans le monde représente plus de 15% de l’ensemble de la logistique pharmaceutique mondiale.

Bien que tous les produits biotechnologiques ne nécessitent pas toujours d’êtres conservés sous chaîne du froid, la grande majorité sont thermosensibles. Les médicaments issus des biotechnologies sont ceux qui ont la plus haute valeur sur le marché des produits de santé. Les fabricants biopharmaceutiques doivent donc investir dans des technologies et des services pour garantir la qualité et l’efficacité de leurs produits lors de leur expédition à travers le monde, qu’il s’agisse de  médicaments issus des biotechnologies, de vaccins, d’insulines, de produits sanguins ou autres. 

 

Thérapies cellulaires : des innovations sous haute surveillance

La R&D pharmaceutique met l’accent sur la thérapie cellulaire et l’utilisation des cellules souches qui permettent d’utiliser le système immunitaire d'un patient pour traiter une affection. Autre spécialité, la médecine régénérative permet de créer des organes entiers à l’aide de tissus vivants (elle s’applique notamment pour soigner les maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson ou les pathologies impliquant une destruction des cellules, tissus ou organes comme le diabète). 

Ces thérapies impliquent le transport, le stockage et la manipulation de cellules vivantes entre le lieu de collecte ou de stockage des cellules (biobanque par exemple), l'établissement pharmaceutique qui va les modifier ou les transformer, et le renvoi à l’établissement en charge de soigner le patient. Sur le plan commercial, ce sont encore des marchés de niche, mais la gestion de leur distribution va augmenter la complexité et les coûts des traitements.

 

Réglementation : de plus en plus de restrictions pour le transport sous température contrôlée

Autre facteur de croissance de la logistique sous chaîne du froid : le contexte réglementaire. Le transport des produits pharmaceutiques, dispositifs médicaux et autres produits de santé est de plus en plus restrictif et réglementé par les autorités internationales et nationales. Les bonnes pratiques de distribution (BPD) concernent non seulement les produits réfrigérés, mais aussi les produits expédiés à température ambiante contrôlée (CRT). 

Sur l’année 2016, Pharmaceutical eCommerce estime que les dépenses liées à logistique de la chaîne du froid sont de plus de 12 milliards de dollars dans le monde entier, sur un marché mondial de la logistique pharmaceutique de 79 milliards de dollars. 9 milliards de dollars sont accordés au transport et 3 milliards de dollars aux emballages tertiaires spécialisés et aux équipements : emballages isothermes, couvertures thermiques, matériaux à changement de phase, enregistreurs de température, etc. D'ici 2020, Pharmaceutical eCommerce prévoit que les dépenses en logistique de la chaîne du froid pour les produits biopharmaceutiques augmenteront pour atteindre plus de 16 milliards de dollars.

 

Quels emballages pour sécuriser l’envoi et le transport des produits pharmaceutiques sous chaine du froid ? 

Emballages isothermes pour transporter des produits pharmaceutiques frais

 

La majeure partie des produits biopharmaceutiques expédiés sont transportés réfrigérés (+2/+8 ° C), la quantité de produits congelés est très faible par comparaison. 

Plusieurs solutions isothermes sont disponibles sur le marché pour expédier des produits pharmaceutiques à forte valeur ajoutée en strict +2/+8°C : 

  • Emballages actifs alimentés par une source d’énergie électrique
  • Emballages passifs entièrement autonomes 
  • Solutions semi-actives, c’est-à-dire des emballages isothermes autonomes qui offrent une régulation constante de la charge utile. 

 

Les caisses-palettes isothermes passives restent les plus utilisées pour les expéditions en fret aérien car elles permettent d’expédier de grande quantité de médicaments en toute sécurité et à moindre coût. Une solution optimale pour minimiser le TCO de sa chaîne du froid. D’autant plus que les solutions passives évoluent constamment ces dernières années : configurations évolutives d’un même emballage pour une utilisation sur toute l’année, et adaptable selon la durée voulue (ex : caisses Initiales), emballages plus légers, au ratio volume extérieur/volume utile optimisé, plus faciles à préparer pour réduire les frais de transport, et des technologies isolantes de plus en plus performantes pour offrir des durées de conservation impressionnantes (technologie VIP), les solutions passives n’ont pas fini de surprendre et d’innover.

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